ACTIBOT réalise des thermographies aériennes par drone : diagnostic d’isolation de bâtiments, détection de points chauds électriques, contrôle de cellules photovoltaïques et recherche d’infiltrations. Opérateur certifié DGAC basé au Theil-de-Bretagne (35), intervenant en Bretagne et sur la France entière.
Ce que la caméra thermique voit et que l’œil ne voit pas
Une caméra infrarouge ne mesure pas une température : elle mesure un rayonnement, dont elle déduit une température apparente. Sur un bâtiment, cela révèle les déperditions — ponts thermiques, isolant tassé ou absent, menuiseries qui fuient, infiltrations d’eau dans une toiture-terrasse. Sur une installation électrique, cela révèle les échauffements anormaux : connexion desserrée, phase déséquilibrée, composant en fin de vie.

Le drone ajoute ce qu’aucune caméra au sol n’offre : la vue de dessus. Une toiture, une terrasse, une centrale solaire ou un champ de panneaux ne se diagnostiquent correctement que depuis les airs.
Une image thermique n’est pas un diagnostic
C’est le point sur lequel nous serons toujours francs avec vous : une thermographie réalisée hors conditions ne vaut rien. Elle produit de belles images colorées qui ne prouvent rien, et peuvent même faire conclure à un défaut inexistant. Les conditions ne sont pas négociables.
Pour un bâtiment
- Écart de température d’au moins 10 °C entre l’intérieur chauffé et l’extérieur, maintenu plusieurs heures avant le vol
- Pas de pluie dans les 24 à 48 heures précédentes — une paroi humide fausse tout
- Vent faible, en dessous d’environ 15 km/h : au-delà, le vent refroidit les surfaces et efface les signatures
- Vol avant le lever du soleil, ou bien après le coucher, pour que le rayonnement solaire n’ait pas chauffé les parois
- Ciel dégagé de préférence, et bâtiment chauffé normalement — pas un bâtiment remis en chauffe la veille
En pratique, cela cantonne les diagnostics de bâtiment à la période de chauffe, en Bretagne grossièrement de novembre à mars, sur des créneaux de fin de nuit.
Pour une installation photovoltaïque
Les conditions sont inverses : il faut au contraire du soleil. Un ensoleillement suffisant — de l’ordre de 600 W/m² — est nécessaire pour que les cellules défaillantes chauffent et se distinguent des autres. Le vol se fait donc en milieu de journée, par ciel clair, avec des panneaux en production.
Pour une installation électrique
L’équipement doit être en charge au moment du vol, et de préférence proche de sa charge nominale : un point chaud n’apparaît que lorsque le courant passe. Un contrôle mené sur une installation à l’arrêt ne détecte rien.
De l’image au modèle : la thermographie replacée en 3D
Une image infrarouge isolée pose un problème pratique : où exactement se situe le défaut sur le bâtiment ? Nous produisons des modélisations thermiques de toiture — la carte thermique est projetée sur le modèle 3D de l’ouvrage, chaque anomalie est localisée sur le plan, mesurable et transmissible telle quelle à l’entreprise qui interviendra.

C’est la différence entre livrer une photo et livrer un document de travail.
Applications
- Bâtiments collectifs et tertiaires — diagnostic d’isolation avant rénovation énergétique, justification de travaux, contrôle après réception
- Patrimoine des collectivités — écoles, gymnases, mairies, logements sociaux : hiérarchiser les rénovations par la donnée plutôt qu’à l’estime
- Toitures industrielles et logistiques — recherche d’infiltrations et de zones d’isolant dégradé sur de grandes surfaces
- Centrales et ombrières photovoltaïques — cellules en court-circuit, points chauds, chaînes hors production, salissures
- Postes et réseaux électriques — connexions et composants en échauffement, contrôle sans coupure ni approche
- Process industriel — calorifugeage dégradé, fours, cheminées, réseaux de vapeur
Ce que vous recevez
- Rapport d’inspection — images thermiques et visibles appariées, anomalies numérotées, localisées et hiérarchisées
- Images radiométriques — fichiers contenant la donnée de température, réexploitables dans votre propre logiciel d’analyse
- Orthophoto thermique — la mosaïque thermique géoréférencée de la surface, pour les grandes emprises
- Modèle 3D thermique — la carte thermique projetée sur le modèle de l’ouvrage
- Les conditions du relevé — température intérieure et extérieure, vent, dernière pluie, heure de vol. Sans elles, aucun rapport n’est opposable
Nos moyens
Caméras thermiques radiométriques embarquées sur plateforme industrielle, et non capteurs grand public : la différence tient à la résolution thermique, à la stabilité de l’étalonnage et à la possibilité de relire la température de chaque pixel après le vol. Le traitement est réalisé en interne.
Nos habilitations électriques NF C 18-510 (H0V, H2V, B2C, essais BC/BR) nous autorisent à intervenir à proximité d’installations sous tension, et nos accès sites pétrochimiques N1 et N2 sur des sites industriels en exploitation. C’est ce qui distingue un contrôle thermographique industriel d’un survol de toiture.
Questions fréquentes
À quelle période faut-il faire une thermographie de bâtiment ?
Pendant la saison de chauffe, quand l’écart entre l’intérieur et l’extérieur atteint au moins 10 °C — en Bretagne, grossièrement de novembre à mars. Le vol se fait en fin de nuit ou avant le lever du soleil. Une thermographie réalisée en été sur un bâtiment non chauffé ne montre rien d’exploitable.
Faut-il que le bâtiment soit occupé et chauffé ?
Il doit être chauffé normalement depuis plusieurs jours, à température d’usage. Un bâtiment remis en chauffe la veille n’a pas atteint son régime d’équilibre et donnera une lecture faussée. L’occupation en elle-même n’est pas nécessaire.
La thermographie par drone remplace-t-elle un audit énergétique ?
Non, et il faut le dire clairement. Elle documente l’enveloppe du bâtiment et localise les défauts avec une précision qu’aucun autre moyen ne donne, mais un audit énergétique réglementaire comprend aussi l’analyse des systèmes, des consommations et des scénarios de travaux. La thermographie est une pièce du dossier, souvent la plus parlante, pas le dossier entier.
Peut-on détecter une fuite d’eau avec une caméra thermique ?
On détecte des anomalies thermiques compatibles avec une infiltration — une zone humide n’a pas la même inertie qu’une zone sèche. C’est un faisceau d’indices très utile pour cibler une recherche, pas une preuve directe. La confirmation demande un contrôle sur place.
Quelle surface couvrez-vous en une intervention ?
Sur toiture ou sur centrale solaire, plusieurs hectares dans une même fenêtre de vol. La contrainte n’est presque jamais la surface : c’est la durée de la fenêtre pendant laquelle les conditions restent valables.
Un diagnostic à faire ? Parlons-en
Décrivez le bâtiment ou l’installation et ce que vous cherchez à savoir. Nous vous dirons quelle fenêtre d’intervention viser, et nous revenons sous 24 heures avec une proposition chiffrée.
Demander un devis gratuit → — ou voir nos secteurs d’intervention et l’inspection industrielle.